Les dents des chevaux poussent tout au long de leur vie et s’usent lors de la mastication. Cependant, la grande différence entre les chevaux sauvages et les chevaux domestiques réside dans leur mode de vie et leur régime alimentaire.
Les chevaux sauvages paissent jusqu’à 18 heures par jour et se nourrissent d’une grande variété d’herbes et de plantes. Cette alimentation naturelle a un effet abrasif, ce qui permet à leurs dents de s’user de manière uniforme.
Les chevaux domestiques, en revanche, passent beaucoup plus de temps à l’écurie et ne sont généralement nourris que deux à trois fois par jour. Leur alimentation se compose souvent de foin et de céréales, que le cheval a moins besoin de mâcher. La conséquence? Des arêtes vives et des crochets sur la dentition.
De plus, les rations modernes ont souvent une teneur élevée en sucre. Les céréales, les bonbons ou les pierres à lécher peuvent entraîner des caries périphériques (caries sur la face externe des molaires). Dans les cas avancés, il se forme même des diastèmes (espaces entre les dents où les aliments se coincent), une parodontite ou des fractures dentaires.
L’utilisation de la bride et du mors joue également un rôle. Même chez un cheval qui a de « bonnes dents », les pointes acérées peuvent causer des blessures aux joues, car la bride exerce une pression supplémentaire. Il est donc nécessaire de corriger régulièrement ces points lors d’un traitement dentaire.